Mot de la semaine

Abigaïl~~~~~~>Pour en savoir plus suivez le lien!
Vendredi 18 janvier 2008
Bonsoir!

J'offre aux curieux un lien vers mon album photo en ligne.

Bonne soirée!!


>>>>>>>>>>>>>>>>>>>ALBUM<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<
Par Kanmuri - Communauté : La gazette des blogs
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Mercredi 16 janvier 2008

Bonjour!

Je vous offre un peu (beaucoup) en retard ma version de l'exercise ludique 28.  La consigne était d'inclure les mots suivants dans le texte:

désastre, folie, perdurer, chercher, s'envoler, s'effondrer, se relever, se noyer, offrande, sacrifice, déchiqueter, coups, exploser, profondeur, sang, eau, lumière, feu, terre, cercueil, emmurer, poison, noir, éclatant, brulures

Je tiens aussi à préciser que le sujet que j'aborde peut être jugé délicat par certains.  Je ne veux pas choquer, alors je vous préfère vous prévenir.

Bonne lecture!

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le coran dit 
« Quiconque commet un péché le commet contre lui-même. » Ici, emmuré dans ma cellule où l’eau croupit et les murs sont couverts de salpêtre, je crois enfin commencer à en saisir la portée. Mais qui peut se vanter de vraiment comprendre les mots du Prophète?
 

 
 
 

J’étais un prince comme tant d’autres avant moi, et comme tant d’autres qui viendront après moi. Deuxième fils du sultan, je n’avais aucune obligation. Mes jours se passaient entre la chasse, les femmes et le vin. Mon Imam avait même déclaré que j’étais un véritable désastre. Mon père ne s’en inquiétait guère ; il avait mon frère Muhammad pour sauver l’honneur de la famille. J’aurais pu mourir, il ne s’en serait pas soucié. 

 
 
 

Évidemment, cette vie me plaisait immensément. J’avais les plus belles femmes du pays dans mon harem, les meilleurs vins à ma table et les coursiers les plus rapides du sultanat. J’en avais hérité, pour la plupart, de Muhammad qui, peu porté sur le monde matériel, passait son temps le nez dans les livres. 

 
 
 

Vous concevrez bien que cet équilibre parfait ne pouvait perdurer bien longtemps. Avant même qu’il ait pu monter sur le trône, mon frère fut assassiné. Alors que son cercueil descendait dans les entrailles de la terre, mon père jura qu’il vengerait sa progéniture. Avant peu, un garçon de cuisine fut mis à mort, ayant avoué sous la torture. Je doutai que le pauvre diable ait eu quoi que ce soit à voir avec le crime, mais le vizir avait été clair : si un coupable n’était pas désigné rapidement, c’était le sultan qui perdrait sa crédibilité. 

 
 
 

Je n’eue certes, que peu de temps pour me pencher sur la question qui, d’ailleurs, ne m’intéressait guère. Mon frère ayant disparu, je devins le premier en ligne pour le trône. Jamais un homme n’avait été si peu fait pour gouverner. On se mit en tête de m’éduquer, de m’apprendre l’art de diriger, la philosophie de nos ancêtres et la sagesse du Prophète. Il y avait de quoi se noyer dans une mer de mots. Moi qui avait tout oublié du savoir qu’on m’avait patiemment transmis alors que je n’étais qu’un enfant, je dû réapprendre à lire et à écrire.
 

 

Je me rebellai. J’injuriai les professeurs, je ruai de coups les philosophes et on me surpris même à déchiqueter de précieux ouvrages. J’étais devenu une bête sauvage. Aveuglé par cette folie passagère il fut aisé pour le sultan de me duper. Maintenant que je gis dans les profondeurs de ce monstre de pierre, je vois à quel point cette tâche dû être facile : je n’étais, je le concède amèrement, qu’un sot. 

 
 
 

On commença d’abord par me priver de vin. Je ne m’en souciai que peu. Puis, on m’enleva mes femmes, une à une. Cela n’eut guère d’effet jusqu’à ce qu’on se décide à passer aux choses sérieuses et qu’on mette à mort ma concubine favorite. Je compris alors que mon père n’entendait pas à rire. C’est à ce moment que sentis ma liberté s’envoler.

 
 
 

Je me soumis rapidement et si bien que je fis davantage de progrès en un mois que j’en avais fait au cours de la dernière année. On se félicita des mesures prises et quelques gens furent promus. Je sentis même l’agacement du sultan à mon égard se transformer en une sorte d’affection distante. J’étais devenu le parfait petit héritier. 

 
 
 

Cependant, tous ces sacrifices que j’avais dû faire à corps défendant avaient confiné ma véritable personne tout au fond de mon âme. Mon cœur, alimenté par ce pernicieux philtre de la droiture, menaçait d’exploser. 

 
 
 

Environ trois mois après ma conversion, je fus pris d’une maladie inconnue. On convoqua les meilleurs médecins du sultanat à mon chevet mais nul ne su nommer le mal qui m’habitait. Avant peu, je refusai toute nourriture. Mon père soupçonna quelque empoisonnement. La cour désespérait de perdre à nouveau son héritier.

 
 
 

On introduisit un jour dans mes appartements un homme que je ne connaissais pas.  Bien qu’alité et affaibli, sa présence me troubla. Il se présenta comme étant mon cousin Fils du frère aîné de mon père, il avait vécu son enfance en Italie et le reste du temps ici et là, voyageant au gré des missions diplomatiques du sultanat. Il était beau, semblait fort et était richement paré. Il me rappela l’homme libre que j’avais été. En mon cœur, se réveilla l’envie. 

 
 
 

Je l’invitai à s’asseoir à mon chevet d’un geste voulu hautain et de la voix la plus forte que mon corps brisé pu produire, j’appelai mes serviteurs. J’ordonnai qu’on ouvre les fenêtres, qu’on m’habille et qu’on prépare un repas digne de mon cousin. J’entendais bien être à la hauteur de mon parent et exécutai le plus grand coup d’esbroufe de ma vie. On s’exécuta promptement, m’obéissant en criant Noël. 

 
 
 

Ma rémission fut celle d’un miraculé. Mon orgueil d’antan, stimulé par la splendeur de Chems, mon cousin, me remis rapidement sur pied.   Je me liai vite d’amitié avec mon sauveur, parvenant enfin à concilier mon passé avec le présent. En effet, bien qu’étant érudit, Chems ne se privait en aucun cas des joies de la vie. À ses côtés, je me remis à courir la cité en quête de plaisirs. 

 
 
 

Un soir où le vin avait coulé à flots, Chems me proposa de goûter à un plaisir qu’il qualifia d’interdit et de divin. Bercé par l’alcool, je mordis à l’appât de ces mots prometteurs. Mon cousin claqua discrètement des mains et aussitôt, quatre jeunes hommes nus furent introduits dans le salon. Il me semblèrent exotiques, impression que confirma mon ami en me disant qu’ils étaient italiens. Chems m’invita à choisir celui qui me plaisait. Bien que connaissant la sentence réservée aux fornicateurs, j’avais de maintes fois commis ce doux pêché dans les bras de femmes inconnues. Là s’arrêtait cependant mon crime. 

 
 
 

Sentant ma réticence, mon cousin m’assura que l’endroit était sûr et bien gardé. De plus, ces jeunes gens ne parlaient que l’italien. Puis, comme pour me donner l’exemple, il attira à lui l’un des hommes qu’il se mit à caresser distraitement. En riant, il affirma que je pouvais en disposer à ma guise, comme je le ferais de mes serviteurs. Puis, il quitta la pièce avec le jeune homme qu’il avait choisi.  

 
 
 

Je demeurai un moment à regarder ces objets de plaisir. Dans la faible lumière des lampes, l’un d’entre eux attira mon regard. Ses cheveux étaient d’un noir d’encre et ses yeux me semblèrent d’un vert éclatant. Ils étaient tous beaux et fort, mais celui-ci semblait être sur le point de s’effondrer, comme si une force mystérieuse ne le tenait debout que par un fil. Je lui fis signe et il me sembla qu’il tressailli. Les deux autres hommes quittèrent discrètement. 

 
 
 

Ne sachant trop que faire, je l’invitai à s’allonger à mes côtés. Il sentait les épices et le soleil. Je ne pus me résoudre à caresser son corps. Je posai donc ma main sur sa tête, sentant la soie de ses cheveux sur ma paume. Je lui demandai son nom. Il ne parut pas comprendre. Je me nommai me pointant puis le pointai. Vittorio. Sa voix mélodieuse se fit entendre un court moment pour prononcer ce mot. Vittorio. Ce nom à la sonorité riche me plût. Avec une douceur maladroite, je caressai son bras nu. À ma surprise, je sentis le désir monter en moi. Ce plaisir défendu, n’était peut-être pas si mal après tout. 

 
 
 

Je poursuivi mon exploration du corps de Vittorio avec un désir avide et grandissant. Le jeune homme, qui avait d’abord été tendu, sembla se relaxer sous mes caresses et se laissa aller lui-même au plaisir du moment. Avant peu, je posai mes lèvres sur les siennes. Ce qui suivit n’appartient qu’à moi. Le feu des passions est chose qui ne se partage pas aisément.

 
 
 

Des mois qui suivirent, je ne me souviens que du plaisir que je partageai avec Vittorio. Je passai, dans cette maison close, les moments les plus intenses de ma vie. Jamais une femme n’avait réussi me laisser dans cet état qui fut le mien. Si je passais quelques jours sans voir Vittorio, mon esprit s’égarait, une douleur étrange s’emparait de moi. Il me semblait que mon corps tout entier était couvert de brûlures que seul le corps de mon amant possédait le pouvoir d’apaiser. J’étais, pour la première fois depuis longtemps, amoureux.

 
 
 

Vittorio s’épanouissait à mes côtés et me rendait mon amour avec tant d’ardeur! J’engageai pour lui les meilleurs tuteurs et bientôt, il pu parler notre langue. Je ne souhaitais qu’une chose: le mettre à mon service afin de pouvoir passer tout mon temps avec lui. Mais je savais très bien que les murs du palais se prêtaient mal aux unions comme la nôtre.

 
 
 

Chems, ami fidèle, continua à tout orchestrer, facilita les rencontres et pris soins d’accomplir mille et une autres besognes se rattachant aux relations clandestines. Exalté dans mon sentiment amoureux, je lui étais reconnaissant. J’aurais voulu que cette extase dure toujours.

 
 
 

Puis, une nuit, alors que Vittorio et moi étions enlacés, la garde privée du sultan fit intrusion dans notre paradis. Je fus rapidement sur mes pieds mais, alors que je tentais d’aider Vittorio à se relever, ils s’emparèrent de lui. J’ordonnai. Je criai. J’injuriai. Mais je ne pu les empêcher de l’emmener loin de moi. Vittorio livra lui aussi un fier combat, se débattant et ne cessant de crier des injures en italien. La dernière vision que j’eue de lui fut son visage rougi par l’effort, ses cheveux défaits, et ses grands yeux verts baignés de larmes.

 
 
 

Jamais plus je ne le revis.

 
 
 

On eut plus d’égards pour ma personne mais on me mit tout de même aux arrêts. Je fus accusé de fornication par dix différents témoins. L’un de ces témoins se révéla être Chems. Ce dernier avait fort profité de mes absences du palais pour rallier le sultan à sa cause et prouver à quel point j’étais indigne de régner. Il alla jusqu’à m’accuser d’avoir voulu l’entraîner avec moi dans le pêché.

 
 
 

Je ne puis prouver la culpabilité de Chems d’aucune façon. Cependant, sachant qu’il est maintenant l’héritier du trône, j’affirme sans l’ombre d’un doute que depuis le jour de son arrivé au palais, il avait juré ma perte.

 
 
 

Vittorio fut exécuté sans plus de préambule. Je fus moi-même condamné à mort.

 
 
 

En fait, je serai exécuté aujourd’hui, à midi.

 
 
 

Moi qui fus impassible tout au long du procès, je ne puis, en ces dernières heures, retenir mes larmes et prie pour que l’âme de Vittorio trouve le repos. Je prie pour que son dieu lui pardonne cet égarement qui le fit m’aimer et causa sa perte.

 
 
 

Dans quelques heures, je reverrai mon amant. Je n’aurai pas à chercher longtemps, j’en suis sur, la tête de Vittorio. Je pourrai sans doute la voir du gibet, plantée sur une pique. 

 
 
 

J’espère qu’ils planteront la mienne à côté.

 
 
 

Aujourd’hui je meurs. Je fais offrande de mon sang, et peut-être pourrai-je racheter mes fautes et purifier mon nom. 

 
 
 
Mais Allah absoudra-t-il un homme qui ne regrette rien?

 

Par Kanmuri - Publié dans : Écriture ludique - Communauté : Ecriture Ludique
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Dimanche 13 janvier 2008
Bonjour!

Encore une fois, désolée pour le retard. Je suis arrivée hier après 24 heures de vol, transport, etc.  Pas fâchée d'être chez moi!  Une fois le jetlag soigné, les posts devraient être plus fréquents.

Donc,
le mot que j’adopte pour la semaine est : isard
   
 
Isard  (s’écrit aussi izard)   
 
Chamois des Pyrénées.
 
 
Isard dans la littérature  
 

"Sire, dit-il, Votre Majesté craint-elle beaucoup les excursions sur les toits 

- Moi? dit Henri; allons donc, un chasseur d’isards!" 

Alexandre DUMAS , La Reine Margot

 
 
"Il ne se consolait pas d'avoir manqué les deux premiers jours de Jacques, car il chassait alors chez des amis espagnols l'un des rares gibiers que Fontranges ne contînt pas. Il avait manqué le premier cri, le premier regard, la première poignée de main. Un izard l'avait stupidement entraîné loin de la source de son bonheur."
   
 

Jean GIROUDOUX, Bella 

 
 
Pour une photo : isard   
 
Source : Portail Lexical 
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Mardi 8 janvier 2008
LES ROIS MAUDITS - LE ROI DE FER undefined
Maurice Druon
316 pages
Genre: drame historique

Présentation de l'éditeur
Le Roi de fer, premier volume du cycle, a pour figure centrale Philippe IV le Bel, roi d'une beauté légendaire qui régnait sur la France en maître absolu. Tout devait s'incliner, plier ou rompre devant l'autorité royale. Mais l'idée nationale logeait dans la tête de ce prince calme et cruel pour qui la raison d'État dominait toutes les autres. Sous son règne, la France était grande et les Français malheureux.

~~~

Druon a vraiment un talent pour rendre l'histoire accessible à tous.  Son style d'écriture est simple sans être simpliste.  Le vocabulaire est soutenu mais comme je venais de lire La reine Margot je n'ai pas eu à me servir du dictionnaire trop souvent.  Bien que les notes soient à la fin du livre, elle sont si peu nombreuse que cela ne m'a pas dérangée.  Jai aussi beaucoup aimé qu'il explique les termes qui sont peu usités de nos jours.  Les chapitres sont aussi d'une longueur raisonnable et permettent de lire petit peu par petit peu si on le désire.

Le récit en lui-même est très captivant.  Je trouve qu'on entend beaucoup plus parler des Valois et des Bourbons que des Capétiens alors c'est intéressant de pouvoir en apprendre un peu plus sur les rois du 14e siècle.  Bien qu'étant instructif, le livre n'est pas alourdi de références historiques.

Encore une fois ma critique est courte, mais je peux difficilement critiquer le récit, puisqu'il est basé sur l'histoire.  Je ne suis pas une spécialiste de l'histoire française du 14e siècle alors je ne peux pas juger à quel point Druon est fidel à la réalité. Tout ce que je peux dire c'est que tout m'a semblé très réaliste.   Je recommande fortement ce livre à tous et je j'en vais lire le second tome!

Par Kanmuri - Publié dans : Critique littéraire - Communauté : Le salon de lecture
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Lundi 7 janvier 2008
Bonsoir!

    Ce soir je vous offre non pas une récit fictif mais une histoire réelle.

Hier je suis allée à La Surcrerie de la Montagne. Oui, je suis allée à la cabane à sucre en plein hiver.  Cette sucrerie est l'une des rares à être ouverte à l'année. Située dans les bois dans la ville de Rigaud cette petite cabane à sucre est tout à fait charmante!  De nos jours, je trouve que les cabanes à sucre sont rendues des chaînes d'assemblage où on essaie de servir le plus de monde en le moins de temps possible.  Du vrai fast food!

La Sucrerie de la Montagne a vraiment su conserver l'esprit traditionel du Québec du terroir.  De un l'ambiance est tout a fait géniale.  On doit conduire dans un rang sinueux pour arriver dans le milieu du bois où l'on tombe nez-à-nez avec de veilles cabanes en bois. 

STP61515.JPG

À l'intérieur aucun autre chauffage que celui du poêle à bois et la pièce est éclairée à la lampe à l'huile.

STP61496.JPG
Ajoutant à l'ambiance, l'animation est géniale.  Comme c'était hors saison, le fondateur de la cabane et son fils eux-même nous ont servis tout en nous parlant des origines de l'endroits, etc. 

STP61499.JPG

Finalement, et bien que serait la cabane à sucre sans la bouffe.  Jamais de ma vie je n'ai mangé aussi bien à la cabane à sucre!!  Des omelettes soufflées à la perfection, des patates pilées aux fines herbes, des fèves au lard, de la tourtière, mais surtout!  De la tarte au sucre et de la tire sur la neige!!!  Un vrai délice!!! J'oubliais presque!  Le pain est fait sur place et est servi tout chaud!!!

STP61497.JPG

Si vous vivez au Québec dans la région de Montréal, faites un détour à Rigaud, ça vaut le coup!  Dans la région de Québec, il y a La Cabane à  Pierre du même proprio.  Et si vous êtes ailleurs dans la francophonie et que vous passez au Québec, vous savez où aller!

Je vous donne l'adresse du site web: La Sucrerie de la Montagne
Par Kanmuri - Communauté : La gazette des blogs
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Dimanche 6 janvier 2008
Bonjour,
 

   Désolée du retard sur le mot de la semaine.  Étant de retour au Canada toute ma famille se bat pour me revoir et j'ai vraiment peu de temps pour moi. Donc, le mot que j’adopte pour la semaine est : simiesque

 
Simiesque
 
  1. Qui tient du singe.
  2. Qui est relatif au singe.
  3. Qui concerne les singes.
  4. Qui rappelle le singe par son aspect physique, ses allures, ses mimiques, ses habitudes.
  5. D'une manière qui rappelle l'aspect ou le comportement du singe.
 
Simiesque dans la littérature
 

Cette méthode vaut mieux que ces titubations de jambes, écarquillements d'yeux et autres grimaces plus simiesques qu'humaines

Théophile GAUTIER, Le Capitaine Fracasse
 

Tétouara avec une inépuisable belle humeur, une gaieté simiesque, une impudeur absolue entretenait autour d'elle le bruit et le mouvement

Pierre LOTI, Le Mariage de Loti (Rarahu)
 

Source : Portail Lexical

Par Kanmuri - Publié dans : Mot de la semaine - Communauté : Adoptez un mot!
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Mercredi 2 janvier 2008
LA REINE MARGOT undefined
Alexandre Dumas

638 pages
Genre: drame historique
 

Présentation de Amazon.fr


On s'étripe, on s'égorge, on se massacre avec une volupté sans précédent. Corps transpercés, martyrisés viennent éclabousser un sein nu de leur sang. Les beaux duels des mousquetaires n'ont plus cours à l'heure de la Saint-Barthélemy. On s'assassine avec rage, les hommes sont des chiens, les héros des sangliers blessés. Dumas sème les cadavres au fil des pages de ce livre de chasse, trempé dans le poison de Catherine de Médicis. La fièvre érotique tient lieu d'amour, la ruse, l'intérêt et la peur dictent les intrigues. Vague noire et rouge, la violence balaye et emporte tout. Dans les cris, les halètements, les plaintes désespérées, Dumas enfièvre ses dialogues à coups de rapière ou d'arquebuse, avec une énergie morbide. Les vengeances succèdent aux trahisons, et la mort à la folie, dans ce monde de bruit et de fureur, livré au chaos, que seule l'amitié fidèle de La Mole et Coconas transcende.

~~~~

Difficile de critiquer l’œuvre d’un grand maître de la littérature comme Alexandre Dumas. Personnellement, je suis vendue à Dumas. J’ai lu Les trois mousquetaires, Vingt ans après, Le vicomte de Bragelonne et je les ai tous dévorés. Mais bon, revenons-en à La reine Margot.


J’ai vraiment beaucoup aimé le récit. En se basant sur des faits historiques, Dumas joint l’utile l’agréable, c’est-à-dire, l’érudition au plaisir. J’aime aussi beaucoup lire les notes qui contribuent à démêler la fiction de la réalité. Par contre j’aurais préféré que les notes soient en bas de page, et non à la fin du volume. Je crois que le roman offre suffisamment d’amour, d’intrigues, de complots et de combats pour plaire aux deux sexes.

 

Le niveau de vocabulaire est soutenu. J’ai dû quelque fois faire usage du dictionnaire pour certains mots qui m’étaient inconnus, cependant ces mots n’étaient pas essentiels à la compréhension de l’intrigue. Pour ce qui est du style, je le trouve personnellement agréable, mais je pense qu’il peut parfois être considéré aride. Tout dépend de ce que vous lisez d’habitude, mais je conseille quand même de lire ce chef-d’œuvre.

 

Pardonnez-moi cette courte critique, mais je crois que ce classique n’a pas besoin de moi pour vanter ses mérites.

Par Kanmuri - Publié dans : Critique littéraire - Communauté : Le salon de lecture
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Mardi 1 janvier 2008
Bon, je me suis  inscrite à un espèce d'annuaire de blog et je dois valider mon inscription alors voila.

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Par Kanmuri
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Mardi 1 janvier 2008
Je souhaite profiter de cet espace web pour souhaiter à tous une


Bonne et heureuse année 2008!!

J'espère que cette nouvelle année sera riche en plaisirs, qu'elle vous apportera la santé et tout ce que vous désirez.

Je tiens à vous remercier de m'avoir lu l'an passé et j'espère vous revoir sur mon blog cette année.
Par Kanmuri - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Dimanche 30 décembre 2007
Bonjour!

Depuis le 23 je suis de retour chez mon père, au Canada.  C'est dans cette maison que j'ai passé toute mon adolescence et donc le sous-sol est plein de boîtes contenant des textes que j'ai écris au secondaire (junior high et lycée).

Comme c'est le temps des fêtes et que je n'ai presque pas le temps de m'atteler  à mon ordinateur pour écrire je vous offre le prologue d'un récit que je n'ai jamais écris.  Si le coeur vous en dit, écrivez la suite:  une écriture à relais pourrait être amusante.  Je tiens cependant à vous prévenir, c'est pas génial côté style et figures de style.  J'ai essayé de garder le texte dans son état original mais j'ai quand même modifié ici et là: c'était atroce.

Bonne lecture!

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

La pluie tombait sur l’humus odorant avec une fougue jamais vue. Le ciel était noir comme la nuit. La forêt dense et luxuriante dégageait une forte odeur de verdure. Le vent, qui habituellement prenait part aux festivités de la pluie, avait décidé de rester dans la douceur de son foyer. La pluie ruisselait sur les feuilles en créant un concert de sons s’accordant à la perfection. Un énorme séquoia séculier trônait au centre de toute cette verdure en harmonie. Son tronc était immense, et ses feuilles de taille considérable. L’arbre majestueux semblait posséder une identité propre. Ses racines immenses sortaient de la terre tel des galions  enfouis dans le secret des mers tumultueuses. Sur une des branches était assise une petite fille. Ses cheveux aile de corbeau semblaient flotter autour de son visage et la pluie semblait n’avoir aucun effet sur sa chevelure. Les gouttes ruisselaient dur le jais de ses cheveux comme sur les plumes d’un canard majestueux. Son visage était blanc comme l’albâtre et il en émanait une lueur de pureté. Elle était délicate comme le cristal, mais même une armée de dix milles hommes n’aurait su l’anéantir. Elle était nue, son corps exposé à l’ondée salutaire. Ses petits pieds étaient tachés de vert comme si la nature, l’ayant prise pour l’une des siens, lui avait offert le don de la verdure éternelle. Elle ouvrit soudainement ses petits yeux violets et sauta sur ses pieds menus. La boue glaiseuse les sali et bientôt, on ne distingua plus les petites taches vertes. Un éclair zébra soudainement la nuit du jour et s’abattit sur le séquoia géant. La fillette leva les yeux vers le ciel et joignit sa voix au tonnerre qui déchaînait ses tambours. Le feu qui avait gagné l’arbre éteignit subitement ses flammes avides et gourmandes, ne laissant aucune trace de leur passage. La fillette regarda le ciel avec curiosité enfantine. Puis, elle regarda ses mains. La lueur bleuâtre qui en émanait se dissipa lentement.

Par Kanmuri - Publié dans : Prose - Communauté : Au fil des mots
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