Les rois maudits – LA REINE ÉTRANGLÉE
Maurice Druon
251 pages
Genre : Drame historique
Présentation de l’éditeur
Faisant suite au Roi de Fer, la Reine étranglée commence au lendemain même de la mort de Philippe le Bel. Un prince brouillon, de faible caractère, Louis X
Hutin, dont l'épouse Marguerite de Bourgogne est emprisonnée pour adultère, succède à un monarque exceptionnel. Tandis que la chrétienté attend un pape et que le peuple meurt de faim, les
rivalités, les intrigues, les complots vont déchirer la cour de France et conduire barons, légistes, prélats, banquiers, et le roi lui-même, au fond d'une impasse dont ils ne pourront sortir que
par le crime.
Pour ce qui est de mon appréciation du style, veuillez vous référer à ma critique : Les rois maudits – LE ROI DE FER. Comme ceci est le deuxième tome d’un même auteur, le style est à peu près
identique.
Au niveau du récit Druon captive autant et sait rendre le caractère des personnages avec brio. Dans le récit, Louis X le Hutin m’était tellement exécrable
qu’à certains moments j’avais du mal à poursuivre ma lecture. J’avais juste l’envie d’entrer dans le récit et de le brasser un peu, question de lui remettre les idées en
place ! J’avais beaucoup aimé Philippe IV dans le récit précédent et j’avais peur que ce tome se trouve diminué de son absence. Cependant, Druon a bien su balancer les choses avec
le personnage de Guccio, neveu de l’influent banquier Tolomei. Le jeune homme est tout à fait attachant et pourrait constituer à lui seul le héro d’un récit tout à fait
indépendant.
Cette fois-ci, le récit nous amène à Naples. Druon a bien su contraster la ville italienne et la France, cette dernière apparaissant bien sèche et grise en
comparaison avec la chaleur, l’opulence et le bourdonnement de l’activité napolitaine. Encore une fois, l’auteur explique clairement le contexte et les enjeux politiques de l’époque sans
toutefois alourdir le texte de détails.
Je conseille bien évidemment aussi la lecture du second tome de l’heptalogie puisque tant qu’à commencer la série, autant la finir. D’autant plus qu’elle en vaut vraiment la peine et constitue une saine nourriture pour l’esprit !
THE
HISTORIAN
The Last Legion







